| Doctorat | Cultures juridiques européennes | |
| Doktorat | Europäischen Rechtskulturen | |
| Doctorate | European legal cultures | |
| Dottorato | Culture giuridiche europee |
Notre programme doctoral européen compte deux promotions qui ont nécessité trois appels d’offres.
Vous trouverez ci-dessous les conclusions du deuxième appel d’offres :
« Pour la sélection des doctorants, nous avons, dès le mois de janvier 2006, contacté par courrier électronique, par téléphone et par voie d'affiches tous les centres de recherche européens en droit, mais aussi les grandes universités extraeuropéennes, aussi bien en Europe qu'en Amérique du Nord et latine, en Afrique et en Asie.
Le conseil scientifique de notre formation s'est réuni à Paris les 26 et 27 juin 2006, pour sélectionner seize doctorants et doctorantes parmi les 169 candidatures correspondant aux critères exigés en termes d'études et de compétences linguistiques (ce chiffre de 169 ne tient pas compte des candidatures qui n'obéissaient pas à ces critères). On peut donc être satisfait du succès de notre appel d'offre : plus de dix candidatures par poste. Ce succès est d'autant plus frappant que nous avions placé très haut la barre des exigences :
- exigences scolaires : une double formation, en droit plus en une autre discipline (histoire, philosophie, anthropologie ou sociologie) à un niveau permettant l'inscription en thèse de doctorat
- exigences linguistiques : une parfaite maîtrise de trois langues sur les quatre pratiquées dans trois des autre pays d'accueil (allemand, anglais, français, italien), ce qui revenait, en fait, à exiger une bonne connaissance de trois langues en dehors de sa propre langue maternelle.
Cependant, d'un autre point de vue, on peut regretter aussi qu'un financement aussi généreux n'ait pas suscité encore plus de demandes. J'y vois pour ma part une raison. Elle tient à ce que les carrières de recherche, surtout dans les sciences sociales, et plus encore dans les sciences juridiques, sont encore essentiellement nationales. Trop peu de jeunes chercheurs prennent le risque de suivre des parcours relativement longs (trois ou quatre années) en dehors de leur université ou de leur pays d'origine. Et ce risque est pour eux d'autant plus lourd que les diplômes de droit sont traditionnellement monopolisés par les universités juridiques. Certain des grands établissements en sciences sociales qui constituent notre réseau, alors même que des juristes réputés y enseignent et y travaillent, ne donnent pas accès aux titres ni aux concours de recrutement dans les universités de droit. Un doctorat tel que le nôtre contribuera à assouplir de tels monopoles, mais il exige une certaine audace de la part des étudiants. »
Les trois appels d'offres ont eu lieu en 2003, en 2006 et en 2008 respectivement.
Pour plus d'information, vous pouvez consulter les textes complets des appels dans chacune des langues officielles du doctorat à partir de l'appel le plus récent: